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Destination finale pour les bleus

25 janvier 2014 - 04:40

L'équipe de France s'est imposée face à l'Espagne (30-27), vendredi en demi-finales de l'Euro, au Danemark. Elle jouera dimanche pour ajouter une nouvelle médaille d'or à son fabuleux palmarès, face aux Danois.

 

 

Les Bleus ont finalement dominé l'Espagne, championne du monde. (L'Equipe)

 

Franchement, qu’est-ce qui peut ébranler les Bleus ? Se prendre un 8-1 en dix minutes en fin de première période ? Non, puisqu’ils ont repris le contrôle de leur demi-finale dès la reprise. Se retrouver en double infériorité numérique, avec un seul but d’avance ? Non plus, car Luc Abalo a réussi à mystifier la défense espagnole pour marquer. Certes l’Espagne, championne du monde en titre, est restée au contact. Mais l’équipe de France a gardé la mainmise sur la rencontre et s’est brillamment qualifiée pour la finale de l’Euro (30-27). Un an et demi après leur deuxième médaille d’or aux Jeux Olympiques, les joueurs de Claude Onesta repartent à l’assaut de la plus haute marche du podium. Ça sera dimanche contre le Danemark, tenant du titre, pays organisateur et vainqueur de la Croatie (29-27).
Dimanche, l'équipe de France jouera sa septième finale depuis 2006, et la dixième de son histoireL’équipe de France est très bien entrée dans sa demi-finale, lancée par un impeccable Thierry Omeyer. Avant même que le score ne soit ouvert, le gardien français avait réalisé trois superbes parades, notamment à bout portant devant Valero Rivera et Julen Aguinagalde. La défense a été encore plus solide ensuite, avec les frangins Karabatic en point d’orgue. Devant, l’écart a commencé à rapidement se creuser, avec, entre autres, un spectaculaire tir à la hanche de Daniel Narcisse à neuf mètres, et déjà de belles envolées de Luc Abalo (5-2, 9-4). Claude Onesta, le sélectionneur des champions olympiques, décidait alors de ménager Cédric Sorhaindo et Michaël Guigou, bien dans leur match. C’est là que la belle machine a commencé à se dérégler. La défense était moins souveraine. En attaque, Nikola Karabatic était bien pris par les joueurs espagnols. Et, en face, il y avait un poison nommé Joan Canellas. Le demi-centre de Hambourg a marqué cinq fois en quelques minutes. A la pause, l’Espagne était en tête (14-12).

Pour ne rien arranger, Luka Karabatic, le défenseur des Bleus, a rapidement écopé d’une deuxième suspension de deux minutes, imité un peu plus tard par son frère aîné. Encore une sanction et c’était le carton rouge... Mais ça n’a pas empêché l’équipe de France de réagir. Claude Onesta a fait entrer Cyril Dumoulin dans le but. Le gardien de Chambéry s’est signalé d’entrée en détournant un pénalty. Puis il a été impérial face aux attaques adverses (47% de réussite aux arrêts). L’attaque a retrouvé de l’allant, infligeant un 5-0 à Jose Manuel Sierra, le gardien du Paris-SG. Le côté droit a, lui, brillé avec Luc Abalo (huit buts) et Valentin Porte (sept) comme principaux artilleurs. Le premier a continué ses oeuvres qui régalent inlassablement le public. Le second s’est, pour sa part, fendu de belles roucoulettes et a encore marqué des points à un poste d’arrière droit qu’il a découvert depuis seulement quelques mois. Luka Karabatic a finalement pris son carton rouge à sept minutes de la fin, et un but d’avance (26-25). Mais les Français ont tenu bon. Et Luc Abalo les a mis à l’abri. Ils reviendront dimanche pour tenter de gagner un trophée, qu’ils connaissent bien pour l'avoir déjà gagné deux fois.

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